300 ARBRES CONTRE LE DESERT Raid Solidaire de Paris à Bamako en voiture
Du 4 au 24 aoùt 2008 Plantation de 300 arbres dans le village de Sambaga (Mali)
Chaque véhicule était équipe d’un talkie walkie, d’une alimentation 220 volts et d’une glacière
électrique.
La traversée de la France s’est relativement bien déroulée, en revanche, arrivés en Espagne nous
nous sommes perdus à cause des déviations qu’il y avait sur la route suite à des travaux.
En conséquence, nous avons pris le bateau avec un jour de retard.
Nous avions prévus de prendre le bateau à Algésiras mais finalement nous l’avons pris à Tarifa (à
15 min de Algésiras), car le prix de la traversée était largement moins chère pour les personnes et surtout pour les véhicules.
Juste avant d’arriver dans le sud de l’Espagne, nous avons reçu un appel téléphonique nous
informant du coup d’état en Mauritanie. Nous nous sommes alors arrêtés et nous avons appelé le consulat du mali en France pour prendre plus de renseignements sur les possibilités de traverser le
pays. Ils nous ont conseillé de mettre un terme à notre voyage. Après avoir consulté tous les membres du groupe, nous avons décidé de continuer malgré les risques.
Arrivés à Tanger nous avons effectué les formalités douanières pour les véhicules et nous avons pris la route pour Tétouan pour rejoindre un ami qui nous a réservé une auberge dans
laquelle nous avions décidé de passer une nuit, avant d’attaquer la route Marocaine. Finalement, après avoir appris que Salif Keita allait se produire en concert tout près de Tétouan, nous y
sommes restés deux jours de plus, pour le rencontrer afin de lui expliquer notre projet.
Suite à ces trois jours de repos, nous avons entamé la traversée du Maroc.
Sur le long de la cote Marocaine, les autoroutes sont en très bon état et il y a des contrôles
stricts de la vitesse.
Nous avons perdu énormément de temps lors des contrôles (police, douane, gendarmerie) quasiment à
l’entrée de chaque villes.
A la sortie de la ville de Boujdour une des voitures à crevé. Etant donné qu’il n’y avait plus de garage d’ouvert, nous avons alors passé la nuit sur place pour changer les
deux pneus le lendemain matin et reprendre la route.
Nous sommes arrivés à Gargarat (frontière Mauritanienne) le 13 aout et comme la frontière fermait
à 18h, nous y avons passé la nuit.
Le lendemain matin nous avons effectué les formalités douanières pour les véhicules, mais nous
avons rencontré un problème administratif avec la Renault Mégane.
Effectivement, il manquait la fiche d’entrée du véhicule au Maroc. En conséquence, nous ne
pouvions pas sortir du pays avec ce véhicule.
La seule solution était de faire demi-tour jusqu'à Dakhla à environ 400 km, pour faire une
déclaration de perte. Etant donné qu’il ne restait qu’à peine cinq jours avant le retour d’une partie du groupe en France, nous nous sommes séparés. Trois membres du groupe ont alors fait
demi-tour pour aller récupérer la déclaration de perte de la fiche d’entrée du véhicule.
L’autre partie du groupe a continué avec les deux autres véhicules (Ford Mondéo et Citroën
Jumper).Par la suite, nous avons pris les assurances des véhicules et les
visas pour tous les membres du groupe.
Entre le poste-frontière marocain et le poste-frontière mauritanien il y a un "no man's
land" de 5 km environ, hérité du conflit entre les deux pays au sujet du Sahara Occidental. C'est une des seules parties non bitumée du parcours. La piste est très praticable, mais nous
avons quand même fait appel à un guide qui nous a fait traverser cette zone, car les abords de la route peuvent être minés.
Entre la frontière et Nouakchott nous avons rencontré quelques problèmes avec les gendarmes qui effectuaient les contrôles sur la route. Toutefois à chaque fois que c’était
nécessaire, nous présentions un ordre de mission signé par le consul du Mali en France.
Après avoir passé une nuit à Nouakchott, et une autre à Aleg, nous avons continué notre route en
direction du Mali.
Juste avant d’arriver à Kiffa, nous avons reçu un appel téléphonique des membres de l’autre
groupe, qui venaient de faire un accident entre la frontière Mauritanienne et Nouakchott. En effet, suite à la crevaison simultanée des deux pneus qui avaient été remplacés au Maroc, le
conducteur a perdu le contrôle du véhicule et après plusieurs tonneaux, elle s’est retrouvée sur le bas coté dans le sable.
Malgré la gravité de l’accident ils s’en sont sorti sans trop de blessures. Néanmoins le véhicule
n’était plus en état de rouler, ils l’ont donc abandonné.
Etant donné qu’il ne restait que trois jours avant le retour en France pour plusieurs membres de l’autre groupe et étant donné
que nous ne pouvions pas mettre fin au projet alors que nous étions si près du but, nous avons continué. Entre temps les trois autres membres du groupe ont pris un car puis une voiture pour
rejoindre Bamako.