Le désert avance
!
Et oui, chaque année, le désert s'étend. Et l'homme en est souvent la cause…
Dans les zones proches des déserts, les hommes ont souvent coupé les arbres, soit pour en faire du bois de chauffage, soit pour en faire des pâturages pour le bétail. Résultat : plus rien
n'arrête le désert qui s'étend. Pourtant, il existe des solutions : planter des arbres qui forment des barrières naturelles contre l'avancée du désert.
Qu'est-ce que la désertification
?
Au sens commun du
terme et selon les dictionnaires, la désertification c’est la transformation d’une région en désert. Le mot évoque l’avancée du désert aussi bien que la désertion des campagnes, en fait pour les
scientifiques et la communauté internationale il s’agit d’un phénomène de grande importance: « Le terme désertification désigne la dégradation des terres dans les zones arides,
semi-arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines. »
Cette dégradation des terres en zones sèches se manifeste par une détérioration de la couverture végétale, des sols et des ressources en eau, et aboutit à l’échelle humaine de temps, à une
diminution ou à une destruction du potentiel biologique des terres ou de leur capacité à supporter les populations qui y vivent.
Les causes de la
désertification
La désertification est due essentiellement aux activités humaines.
L'accroissement de la population et l'urbanisation entraînent une demande alimentaire croissante. L'accroissement de la production agricole s'est fait au prix d'une pression accrue sur l'espace,
les ressources naturelles et l'environnement. L’accroissement des besoins des populations et l’absence ou l’obsolescence des règles d’accès aux ressources conduisent à un accroissement de la
pression sur les ressources et à des pratiques inadaptées et néfastes. Au travers de ces pratiques: surpâturage, extension de défrichement, déboisement… s’exercent des actions sur le couvert
végétal et sur les sols amenant des risques importants de dégradation. Fréquemment, la satisfaction de besoins pressants à court terme associée à des crises climatiques, démographiques et
économiques imprévues, accentuent l’impact de ces pratiques et conduisent aux processus de désertification. (Source IRD)
Suite aux constats énoncés précédemment, nous souhaitons réagir face à cette situation qui ne cesse de se dégrader d’années en années en organisant le projet 300 arbres contre le
désert.
Notre projet :
Organisation d'un
raid solidaire de Paris à Bamako en voiture, pour planter 300 arbres dans le village de Sambaga.
Nous profiterons de ce séjour pour acheminer du matériel de première nécessité à u orphelinat de Bamako. Par ailleurs nous allons réfléchir
avec la directrice, à la création d’une entreprise, lui permettant de générer des revenus pour qu’elle puisse subvenir aux besoins de l’orphelinat.
Nos
objectifs
- Planter 300 arbres avec les villageois de Sambaga pour
lutter contre la désertification
- Acheminer des biberons, vêtements, cahiers et stylos pour un orphelinat de Bamako
- Accompagner la directrice de l'orphelinat dans la création d'une activité économique.
- Réaliser un documentaire de 52 min sur le déroulement du voyage
- Créer des liens avec des villages Marocain et Mauritaniens pour
préparer le raid 2009
Déroulement du voyage
Le départ se fera de Pierrefitte le 4 août 2008.
Nous prendrons la route en direction
de l’Espagne jusqu'à la ville d’Algésiras.
Ensuite nous prendrons le bateau
entre Algésiras et Tanger.
Les étapes:
Maroc (du 6 au 10 août environ)
Tanger –
Rabat
Rabat –
Casablanca
Casablanca –
Agadir
Agadir –
Layoune
Layoune –
Dakhla
Dakhla –
Nouadhibou
Mauritanie (du 11 au 14 août environ)
Nouadhibou –
Nouakchott
Nouakchott –
Kiffa
Kiffa – Ayoun El Atrous –
Nioro
Mali (à partir du 15 août environ)
Nioro – Sambaga (plantation des
arbres)
Sambaga –
Kayes
Kayes –
Nioro
Nioro – Bamako (don du matériel à
l’orphelinat + travail d’aide à la création d’une entreprise)
La traversée des 4 pays durera entre
10 et 14 jours, selon les conditions météorologiques et nos arrêts dans différents villages.
Le retour à Paris est prévu en avion aux alentours du 24 août
2008.
Le
groupe
Le groupe sera composé de 9 à 12 personnes, dont un mécanicien qui a déjà effectué ce voyage à plusieurs reprises.
Les véhicules
Nous partirons avec 4 véhicules qui appartiennent à des membres du
groupe.
1 Renault Mégane
1 Mercédès 190 D
1 Citroën Jumpy
1 Ford Mondéo break
Avant le départ chaque véhicule sera entièrement révisé.
L’hébergement / la nourriture
Au cours du voyage, nous dormirons dans des auberges et des petits
hôtels.
Nous passerons aussi certaines nuits dans des campings.
Concernant l’alimentation, nous éviterons de manger les plats vendus au bord des
routes pour limiter les risques d’intoxication alimentaire.
Nous mangerons dans les petits restaurants et nous préparerons aussi nos
repas.
Un des véhicules sera équipé de deux petits réfrigérateurs et d’un système de
réchaud au gaz.
Nous ferons des provisions d’eau et d’aliments pouvant supporter le voyage (boites
de conserves…)
La plantation des 300 arbres
Les arbres que
nous planterons sont des acacias seyal.
Leurs caractéristiques sont les suivantes:
Arbre typique des régions semi-arides africaines, du Sénégal à travers tout le Sahel jusqu'au Soudan et l'Egypte, en Afrique orientale de la Somalie au Mozambique et en
Namibie.
A besoin de 250 à 1000 mm de précipitations par an. Prospère surtout sur les sols argileux et supporte aussi bien des inondations que des sécheresses périodiques avec un craquelage de la surface
du terrain.
Il pousse aussi sur les sols
pierreux dans les plaines, se rencontre au bas des pentes ou au voisinage des cours d'eau (marigots), des stations alluviales ou sur les sols humiques des vallées, près des mares ou dans les
bas-fonds.
Les feuilles et les pousses fraîches sont un fourrage précieux, de même que
les fruits, qui sont broutés au sol après avoir été gaulés par les bergers. En cas de pénurie, ceux-ci cassent des branches ou abattent des arbres pour nourrir leur bétail (même les
bovins).
D'après ses caractéristiques, les arbres
ont de très grande chance de pousser, d'autant plus que nous allons les planter durant la saison des pluies.
L’Acacia Seyal fournit aussi de la gomme arabique.
L’utilisation de la
gomme arabique
Textile
En Afrique de l'Ouest, la gomme arabique est utilisée comme agent de solidification
et de brillance des basins, tissus de coton damassé très prisés pour la confection de vêtements d'apparat.
Soin
De la gomme arabique bouillie est servie à la femme juste après
l'accouchement ; pour soigner les furoncles ; pour le traitement des maladies de la peau, des blessures, de la lèpre, de la dysenterie, etc.. Elle sert aussi d'excipient dans la
fabrication de certains médicaments.
Construction
Les maçons l'utilisent pour assurer l'imperméabilité des toitures (à la base
d'argile et de pailles) ;
Les peintres la mélangent à la chaux (1/10e de la quantité de chaux
utilisée) pour peindre les murs des maisons.
Divers
On en fabrique une encre pour écrire à l'école coranique les versets sacrés sur des
ardoises de bois.
Les artisans l'utilisent pour certaines teintures.
En Europe
Bien connue pour le collage des étiquettes, des enveloppes ou des timbres,
la gomme arabique a aujourd'hui bien d'autres emplois, dont l'industrie agroalimentaire.
Dans le domaine des peintures, toutes les gouaches et aquarelles classiques ont pour
liant une solution aqueuse à concentration élevée de gomme arabique. C'est aussi le meilleur fixatif pour les pastels gras ou maigres.
La gomme arabique entre aussi dans la fabrication de certains encens où elle a la
propriété de liant.
A terme, nous souhaitons que les habitants du village de Sambaga, puisse exploiter la gomme
arabique, afin de générer des revenus.
L'implication des habitants de Sambaga
Les habitants du village ont préparé notre arrivée en commençant par constituer un groupe de jeunes avec
lesquels nous allons planter les arbres. Ce groupe sera aussi chargé de leur entretien.
Les arbres seront directement
achetés à Kayes et livrés directement à Sambaga, un jour avant notre arrivée. Ilsseront plantés aux bords de la route qui traverse
tout le village. Ce choix a été fait par les villageois qui se sont réunis en conseil au début du mois de juillet.
Le responsable des plantations à Sambaga, a suivi des études
universitaires et a obtenu un diplôme équivalent au Brevet de Technicien Supérieur
agricole. C’est donc cette
personne qui ira acheter les plants d’arbres à Kayes, dirigera les travaux de plantation et qui s’occupera de
l’entretien.
Notre collaboration avec l’orphelinat Falatow
Jigiyaso
La
directrice de l’orphelinat nous a fait part de certains besoins urgents :
· Biberons
· Cahiers, stylos
· Vêtements pour enfants
Nous avons donc réalisé plusieurs collectes entre le mois de juin et le mois d’aout
2008.
Ce voyage en voiture nous permettra d’acheminer tout le matériel qui a été
collecté.
Cependant, nous ne souhaitons pas continuer à entretenir cette situation
d’assistanat.
C’est pourquoi, durant notre séjour, nous allons réfléchir avec la
directrice, à la création d’une entreprise, lui permettant de générer des revenus pour qu’elle puisse subvenir aux besoins de
l’orphelinat.
Les actions prévues en France après le
voyage
A notre retour, nous allons organiser plusieurs restitutions, avec des projections,
débats, expositions… Ces rencontres se dérouleront dans des centres sociaux, maisons de quartiers, et des
écoles (lycées, universités)…
Nous raconterons notre expérience à travers la projection d’un documentaire de 52 minutes et d’une exposition
photo.
Perspectives
Ce premier voyage nous permettra de connaître parfaitement le trajet et nous aidera
surtout à acquérir les bases techniques pour la plantation des arbres.
Nous allons également nouer des liens avec des villageois et des associations durant toute la traversée, afin d’identifier des zones menacées par la
désertification. Il est évident que la lutte contre
l’avancée du désert ne sera pas efficace avec seulement 300 arbres. Ainsi, nous aimerions renouveler cette expérience chaque année avec plus de monde et en plantant un nombre d’arbre plus conséquent dans chaque pays traversés (Maroc,
Mauritanie, Sénégal…). Ses missions de plantations
seront accompagnées de campagnes de sensibilisations, de programmes de formations à la création de micro entreprise (jardins maraichers, vente de fruits…) et aussi de formation à la construction
et à l(‘utilisation de fours solaires afin d’éviter que le bois des arbres plantés ne serve de bois de chauffe.