Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 15:50


Cette première expérience nous a permis de prendre conscience des difficultés d’une telle aventure, en identifiant avec précision les paramètres à prendre en compte pour la suite du projet..

L’implication des villageois de Sambaga, nous laisse croire que les arbres que nous avons plantés seront entretenus et permettront aux familles de pouvoir les exploiter et en tirer un bénéfice financier, pour ainsi rompre petit à petit avec l’assistanat.

Quand à l’orphelinat Falatow Jigiyaso, il s’agira de poursuivre notre travail d’élaboration d’une étude de faisabilité, pour la mise en place d’une activité économique permettant à son administratrice de poursuivre son travail en toute autonomie.

 

La traversée en voiture, la rencontre de villageois au Maroc, en Mauritanie et au Mali nous a également permis d’envisager des perspectives de collaborations pour la plantation d’arbres, dans des zones touchées par la désertification ou le déboisement.

 

La grande satisfaction a été de prouver qu’il était possible d’aller au bout d’un projet de solidarité internationale, sans aide financière des autorités et surtout en collaboration directe avec des populations, qui sont forcément les mieux placés pour identifier leurs propres besoins.

 

Pour l’avenir de ce projet, il semble essentiel d’améliorer sa préparation en constituant le groupe assez longtemps à l’avance, en effectuant un travail de sensibilisation encore plus marqué avec les partenaires locaux, mais aussi en réfléchissant à un système de répartition des arbres (par familles), afin de garantir leur entretien à moindre cout.

 

Rappelons que même si nous avons commis quelques erreurs, la majorité des objectifs que nous nous étions fixés ont été atteints et que nous allons tout faire pour reconduire ce projet, en tenant compte de notre première expérience.

 

Certes, nous ne sommes pas experts en environnement, mais nous ferons tout pour continuer à vivre notre citoyenneté en plantant des arbres ou en développant les projets les plus fous, à travers l’Afrique…

 

Pour finir, nous pensons qu’il ne suffit pas de faire des projets et de les laisser murir pendant des mois et des mois, mais de vivre les projets en les démarrant et en les améliorant au fur et à mesure…

Par Association Avenir-Jeunesse-Education-Partage
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 15:40

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont cru en nous et qui ont contribué moralement, matériellement ou financièrement à la réalisation de ce projet.

 

Les associations :

Associations des travailleurs Maliens de Sambaga en France, Génér’ Actions Unies, 83ème avenue, Diaguily Méléika, Millénium, Informaster, SOS Afrik Agir, Grigny Jeunes Espoirs, Soninkara, Ufapes, Fées No Men, ANC, BGA, BA Sound

 

Les entreprises :

Net6Tem, Kiciprod, Kprod Music, Sarl Fluvius, Made in Médina

 

Et bien sur à tous les donateurs…


 

Par Association Avenir-Jeunesse-Education-Partage
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 00:02

Nous sommes de retour !
Merci à tous ceux qui ont cru et contribé à ce projet.
Nous publierons prochainement le carnet de route et les photos du projet.

Par Association Avenir-Jeunesse-Education-Partage
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 14:01

C'est le grand jour !
Dans quelques heures nous allons prendre la longue route en direction du  Mali...

Nous remercions toutes les personnes qui nous soutiennent et qui ont contribué à la réalisation de ce projet.

Si vous souhaitez  nous joindre, nous avons un téléphone satelitte. Notre numéro  est le 
00 88 21 65 12 02 304

Nous recevons aussi les SMS, alors n'hésitez pas à prendre de nos nouvelles en plein désert...

Par Association Avenir-Jeunesse-Education-Partage
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 01:02

Le désert avance !

Et oui, chaque année, le désert s'étend. Et l'homme en est souvent la cause… Dans les zones proches des déserts, les hommes ont souvent coupé les arbres, soit pour en faire du bois de chauffage, soit pour en faire des pâturages pour le bétail. Résultat : plus rien n'arrête le désert qui s'étend. Pourtant, il existe des solutions : planter des arbres qui forment des barrières naturelles contre l'avancée du désert.




Qu'est-ce que la désertification ?

 

Au sens commun du terme et selon les dictionnaires, la désertification c’est la transformation d’une région en désert. Le mot évoque l’avancée du désert aussi bien que la désertion des campagnes, en fait pour les scientifiques et la communauté internationale il s’agit d’un phénomène de grande importance: « Le terme  désertification  désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines. »
Cette dégradation des terres en zones sèches se manifeste par une détérioration de la couverture végétale, des sols et des ressources en eau, et aboutit à l’échelle humaine de temps, à une diminution ou à une destruction du potentiel biologique des terres ou de leur capacité à supporter les populations qui y vivent.


 

Les causes de la désertification

 

La désertification est due essentiellement aux activités humaines. L'accroissement de la population et l'urbanisation entraînent une demande alimentaire croissante. L'accroissement de la production agricole s'est fait au prix d'une pression accrue sur l'espace, les ressources naturelles et l'environnement. L’accroissement des besoins des populations et l’absence ou l’obsolescence des règles d’accès aux ressources conduisent à un accroissement de la pression sur les ressources et à des pratiques inadaptées et néfastes. Au travers de ces pratiques: surpâturage, extension de défrichement, déboisement… s’exercent des actions sur le couvert végétal et sur les sols amenant des risques importants de dégradation.  Fréquemment, la satisfaction de besoins pressants à court terme associée à des crises climatiques, démographiques et économiques imprévues, accentuent l’impact de ces pratiques et conduisent aux processus de désertification. (Source IRD)


Suite aux constats énoncés précédemment, nous souhaitons réagir face à cette situation qui ne cesse de se dégrader d’années en années en organisant le projet 300 arbres contre le désert.
 
 


Notre  projet :

Organisation d'un raid solidaire de Paris à Bamako en voiture, pour planter 300 arbres dans le village de Sambaga.
Nous profiterons de ce séjour pour acheminer du matériel de première nécessité à u orphelinat de Bamako. Par ailleurs 
nous allons réfléchir avec la directrice,  à la création d’une entreprise, lui permettant de générer des revenus pour qu’elle puisse subvenir aux besoins de l’orphelinat.


Nos objectifs

   - Planter 300 arbres avec les villageois de Sambaga pour lutter   contre la désertification

   - Acheminer des biberons, vêtements, cahiers et stylos pour un orphelinat de Bamako

   - Accompagner la directrice de l'orphelinat dans la création d'une activité économique.

   - Réaliser un documentaire de 52 min sur le déroulement du voyage

   - Créer des liens avec des villages Marocain et Mauritaniens pour préparer le raid 2009 

 


Déroulement du voyage


Le départ se fera de Pierrefitte le 4 août 2008.

Nous prendrons la route en direction de l’Espagne jusqu'à la ville d’Algésiras.

Ensuite nous prendrons le bateau entre Algésiras et Tanger.

 
Les étapes:

Maroc (du 6 au 10 août environ)

Tanger – Rabat

Rabat – Casablanca

Casablanca – Agadir

Agadir – Layoune

Layoune – Dakhla

Dakhla – Nouadhibou

 
Mauritanie (du 11 au 14 août environ)

Nouadhibou – Nouakchott

Nouakchott – Kiffa

Kiffa – Ayoun El Atrous – Nioro

 

Mali (à partir du 15 août environ)

Nioro – Sambaga (plantation des arbres)

Sambaga – Kayes

Kayes – Nioro

Nioro – Bamako (don du matériel à l’orphelinat + travail d’aide à la création d’une entreprise)

 

La traversée des 4 pays durera entre 10 et 14 jours, selon les conditions météorologiques et nos arrêts dans différents villages.

Le retour à Paris est prévu en avion aux alentours du 24 août 2008.



Le groupe

Le groupe sera composé de 9 à 12 personnes, dont un mécanicien qui a déjà effectué ce voyage à plusieurs reprises.


Les véhicules

Nous partirons avec 4 véhicules qui appartiennent à des membres du groupe.

1 Renault Mégane
1 Mercédès 190 D
1 Citroën Jumpy
1 Ford Mondéo break
Avant le départ chaque véhicule sera entièrement révisé.

L’hébergement / la nourriture

Au cours du voyage, nous dormirons dans des auberges et des petits hôtels.

Nous passerons aussi certaines nuits dans des campings.

Concernant l’alimentation, nous éviterons de manger les plats vendus au bord des routes pour limiter les risques d’intoxication alimentaire.

Nous mangerons dans les petits restaurants et nous préparerons aussi nos repas.

Un des véhicules sera équipé de deux petits réfrigérateurs et d’un système de réchaud au gaz.

Nous ferons des provisions d’eau et d’aliments pouvant supporter le voyage (boites de conserves…)

La plantation des 300 arbres

Les arbres que nous planterons sont des acacias seyal.

Leurs caractéristiques sont les suivantes:
Arbre typique des régions semi-arides africaines, du Sénégal à travers tout le Sahel jusqu'au Soudan et l'Egypte, en Afrique orientale de la Somalie au Mozambique et en Namibie.


A besoin de 250 à 1000 mm de précipitations par an. Prospère surtout sur les sols argileux et supporte aussi bien des inondations que des sécheresses périodiques avec un craquelage de la surface du terrain.

Il pousse  aussi sur les sols pierreux dans les plaines, se rencontre au bas des pentes ou au voisinage des cours d'eau (marigots), des stations alluviales ou sur les sols humiques des vallées, près des mares ou dans les bas-fonds.

Les feuilles et les pousses fraîches sont un fourrage précieux, de même que les fruits, qui sont broutés au sol après avoir été gaulés par les bergers. En cas de pénurie, ceux-ci cassent des branches ou abattent des arbres pour nourrir leur bétail (même les bovins).

D'après ses caractéristiques, les arbres ont de très grande chance de pousser, d'autant plus que nous allons les planter durant la saison des pluies.
L’Acacia Seyal fournit aussi de la gomme arabique.


L’utilisation de la gomme arabique

Textile

En Afrique de l'Ouest, la gomme arabique est utilisée comme agent de solidification et de brillance des basins, tissus de coton damassé très prisés pour la confection de vêtements d'apparat.

 

Soin

De la gomme arabique bouillie est servie à la femme juste après l'accouchement ; pour soigner les furoncles ; pour le traitement des maladies de la peau, des blessures, de la lèpre, de la dysenterie, etc.. Elle sert aussi d'excipient dans la fabrication de certains médicaments.

 

Construction

Les maçons l'utilisent pour assurer l'imperméabilité des toitures (à la base d'argile et de pailles) ;

Les peintres la mélangent à la chaux (1/10e de la quantité de chaux utilisée) pour peindre les murs des maisons.

 

Divers

On en fabrique une encre pour écrire à l'école coranique les versets sacrés sur des ardoises de bois.

Les artisans l'utilisent pour certaines teintures.

 

En Europe

Bien connue pour le collage des étiquettes, des enveloppes ou des timbres, la gomme arabique a aujourd'hui bien d'autres emplois, dont l'industrie agroalimentaire.

Dans le domaine des peintures, toutes les gouaches et aquarelles classiques ont pour liant une solution aqueuse à concentration élevée de gomme arabique. C'est aussi le meilleur fixatif pour les pastels gras ou maigres.

La gomme arabique entre aussi dans la fabrication de certains encens où elle a la propriété de liant.

A terme, nous souhaitons que les habitants du village de Sambaga, puisse exploiter la gomme arabique, afin de générer des revenus.


 


 

 L'implication des habitants de Sambaga

Les habitants du village ont préparé notre arrivée en commençant par constituer un groupe de jeunes avec lesquels nous allons planter les arbres. Ce groupe sera aussi chargé de leur entretien.


Les arbres seront directement achetés à Kayes et livrés directement à Sambaga, un jour avant notre arrivée. Ilsseront plantés aux bords de la route qui traverse tout le village. Ce choix a été fait par les villageois qui se sont réunis en conseil au début du mois de juillet.

Le responsable des plantations à Sambaga, a suivi des études universitaires et a obtenu un diplôme équivalent  au  Brevet de Technicien Supérieur agricole. C’est donc cette personne qui ira acheter les plants d’arbres à Kayes,  dirigera les travaux de plantation et qui s’occupera de l’entretien.



Notre collaboration avec l’orphelinat Falatow Jigiyaso

La directrice de l’orphelinat nous a fait part de certains besoins urgents :

·         Biberons

·         Cahiers, stylos

·         Vêtements pour enfants

Nous avons donc réalisé plusieurs collectes entre le mois de juin et le mois d’aout 2008.

Ce voyage en voiture nous permettra d’acheminer tout le matériel qui a été collecté.

 

Cependant, nous ne souhaitons pas continuer à entretenir cette situation d’assistanat.

C’est pourquoi, durant notre séjour, nous allons réfléchir avec la directrice,  à la création d’une entreprise, lui permettant de générer des revenus pour qu’elle puisse subvenir aux besoins de l’orphelinat.

 



Les actions prévues en France après le voyage

 

A notre retour, nous allons organiser plusieurs restitutions, avec des projections, débats, expositions… Ces rencontres se dérouleront dans des centres sociaux, maisons de quartiers, et des écoles (lycées, universités)…
Nous raconterons notre expérience à travers la projection d’un documentaire de 52 minutes et d’une exposition photo.



Perspectives 

Ce premier voyage nous permettra de connaître parfaitement le trajet et nous aidera surtout à acquérir les bases techniques pour la plantation des arbres.
Nous allons également nouer des liens avec des villageois et des associations durant toute la traversée, afin d’identifier des zones menacées par la désertification. Il est évident que la lutte contre l’avancée du désert ne sera pas efficace avec seulement 300 arbres. Ainsi, nous aimerions renouveler cette expérience chaque année avec plus de monde et en plantant un nombre d’arbre plus conséquent dans chaque pays traversés (Maroc, Mauritanie, Sénégal…). Ses missions de plantations seront accompagnées de campagnes de sensibilisations, de programmes de formations à la création de micro entreprise (jardins maraichers, vente de fruits…) et aussi de formation à la construction et à l(‘utilisation de fours solaires afin d’éviter que le bois des arbres plantés ne serve de bois de chauffe.

Par Sadia DIAWARA
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